Le RESO est né à la fin de 1989 de la volonté commune des principaux acteurs socio-économiques du Sud-Ouest. Il prenait la relève du Programme économique de  Pointe-Saint-Charles, né en 1984. Alors qu’aujourd’hui, il est question du renouveau du Sud-Ouest, on parlait à cette époque de la relance économique et sociale d’un territoire en déclin. Un territoire en difficulté Le Sud-Ouest de Montréal, berceau du développement industriel au Canada durant la deuxième moitié du 19e siècle, a été durement frappé par la fermeture du canal de Lachine en 1965 au profit de la nouvelle voie maritime du Saint-Laurent. L’emploi chute de façon catastrophique : de 1967 à 1988, le Sud-Ouest perd 20 000 emplois industriels. La population diminue elle aussi passant de 100 000 résidents en 1950 à 69 000 en 1988.

 

La communauté réagit! Si les décideurs politiques et économiques de l’époque demeurent silencieux, la communauté  locale, pour sa part, réagit rapidement. Au milieu des années 1960 et dans les années 1970, les citoyens se regroupent et des organismes naissent dans le but de freiner la détérioration des conditions de vie de la population et de les améliorer. En 1984, réunis au sein d’une table de concertation, des organismes communautaires fondent le Programme économique de Pointe Saint-Charles (PEP), première expérience de développement économique communautaire en milieu urbain.

 

À l’origine du RESO : la concertation au moment où, dans la deuxième moitié des années 1980, l’on parlait de reprise économique, le Sud-Ouest continuait de perdre des emplois. En 1987, la fermeture de deux usines, l’usine de jouets Coleco et celle de matelas Simmons, entraîne la mise à pied de 1 100 personnes. Face à ces événements, des acteurs sociaux du territoire se mobilisent pour mettre fin à cette hémorragie d’emplois. Ils créent Urgence Sud-Ouest qui donne naissance au Comité pour la relance de l’économie et de l’emploi dans le Sud-Ouest de Montréal (CREESOM), réunissant des représentants des gouvernements fédéral et provincial, de l’administration municipale, des entreprises, des syndicats et des organismes communautaires du Sud-Ouest. Celui-ci établit un diagnostic et identifie des mesures de relance pour le Sud-Ouest.

 

Dans son plan de relance rendu public en 1989, le CREESOM recommandait que le PEP, agissant jusque-là dans un seul quartier, étende son action à tout le Sud-Ouest, c’est-à-dire aux quartiers Saint-Henri, Petite-Bourgogne, Pointe Saint-Charles, Côte Saint-Paul, Ville-Émard et Griffintown. Selon la recommandation du CREESOM, le nouvel organisme, le Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest (RESO), reçoit le mandat de mettre en place les mesures de relance et se donne une structure qui est représentative de la communauté par son conseil d’administration, composé de représentants de tous les milieux du Sud-Ouest.

 

Mise en place des mesures de relance Dès sa fondation en 1989, le RESO travaille à mettre en place des services qui viennent soutenir les démarches des personnes qui veulent réintégrer le marché du travail et les efforts de consolidation et de développement des entreprises du Sud-Ouest pour la création et le maintien des emplois.